Recueil

  

Temps vertical

Le soleil a mordu le silence
La source a souri tendre sur ton poing

Quand tu t’es relevé,
tout un peuple d’oiseaux s’est jeté dans le ciel
C’était peut-être l’herbe qui criait sous ton pas

Une aile de forêt s’est tendue vers le sang

Sans doute y avait-il au loin une porte pour pleurer

Plus d’importance
c’est le couchant
Plus d’importance
c’est maintenant

Le temps est vertical
cela pourrait s’arrêter là.

 

Le recueil « Temps vertical » a été édité aux Editions Lisière